Bobby Sixreader

Lectures jeunesse et ado

Category: Littérature française

Des histoires pour avoir moins peur

Pépito super-héros

Dominique A est un chanteur que l’on entend régulièrement chez les Six Reader (il n’est d’ailleurs pas rare, les soirs de pleine lune, d’entendre Baby Six Reader chanter « Le courage des oiseaux » en grattant sa guitare made in China). C’est pour cette raison que l’album Pépito super-héros a atterri chez nous (merciiiii Tata Six Reader). Finalement (ironie, quand tu nous tiens), nous avons assez peu écouté le CD, mais nous avons beaucoup, beaucoup lu cette histoire. B6R suit avec un plaisir visible les aventures de Pépito, super-héros le jour / petit-garçon la nuit, qui accumule les bêtises… Une histoire bien sympathique pour donner confiance, avec des dessins non moins sympathiques.

> Yann Walcker (texte) et Magali Le Huche (images), Pépito super-héros (éd. Gallimard jeunesse) <

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Dans la forêt des masques

Voilà un album qui est tombé à point nommé, à un moment où Baby Six Reader manquait parfois d’assurance et faisait beaucoup de cauchemars. Je lui ai présenté « Dans la forêt des masques » avec beaucoup de précautions, il ne s’agissait pas de mettre de l’huile sur le feu, et BINGO, B6R a tout de suite accroché. Il s’amuse des déconvenues du chasseur poltron, rit des astuces trouvées par les animaux et connaît déjà tout par cœur. On aimait déjà beaucoup « À quoi penses-tu ? » de Laurent Moreau, « Dans la forêt des masques » est une nouvelle réussite, une pépite permettant notamment aux plus petits d’apprivoiser leurs peurs.

> Laurent Moreau, Dans la forêt des masques (éd. Hélium) <

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Le chevalier de Ventre-à-Terre

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J’ai acheté cet album pour une raison toute bête : Clémentine Beauvais, dont je suis le blog avec beaucoup de plaisir et d’intérêt, m’a tentée (et pas parce que je me reconnais un tout mini-bout dans le chevalier de Ventre-à-Terre, pas-du-tout). Baby Six Reader a tout de suite accroché, pour le plus grand plaisir de ses parents et grands-parents qui ont dû lire cette histoire environ 65 fois chacun, à peu de choses près. Cette histoire, donc, nous la connaissons tous plus ou moins par cœur, et il faut dire que c’est un peu rigolo d’entendre B6R, du haut de ses deux ans, marmonner dans son coin « pas une minute à perdre, pas une minute à perdre, le chevalier de Corne-Molle a envahi mon carré de fraisiers… ». Assez de procrastination, je vous livre le pitch séance tenante : au petit matin, le chevalier de Ventre-à-Terre, escargot de son état, s’éveille et se prépare à aller en découdre avec son ennemi juré, le chevalier de Corne-Molle. Il se prépare vite vite, oui mais, attendez, il allait oublier ça, ah oui, et ça aussi, encore quelques toutes petites minutes. Ça vous dit quelque chose ? Moi, pas. Du. Tout. Il y a un savoureux décalage entre texte et images, dont on s’amuse bien avec B6R, il y a aussi tout plein de clins d’œil pour les adultes qui n’ont pas oublié leur enfance :

Où est Charlie ?

Où est Charlie ?

Sans oublier une morale tout à fait craquante que je vous laisse découvrir. Un petit bémol, puisque je suis Miss bémol 98, je me serais bien passée de l’image de l’épouse escargot en tablier dans sa cuisine, même si ça va avec le jeu d’ensemble sur les codes et contes traditionnels.

> Gilles BACHELET, Le chevalier de Ventre-à-Terre (éd. Seuil jeunesse) <

Pas vu pas pris

D’abord, il y a Sherley. Ah Sherley… Cette femme est formidable. Pas parce que c’est ma copine (enfin, je le crois, je l’espère). Elle est formidable parce que talentueuse, intelligente, drôle, charmante… Bref, pas besoin de vous faire un dessin (de toute façon, elle les fait beaucoup, beaucoup, beaucoup mieux que moi), Sherley Freudenreich est une belle personne, que je suis heureuse de connaître.

Et puis il y a Bernard Friot. Lui, je ne le connais pas personnellement. Je suis tombée sous son charme il y a 4-5 ans, à Bruxelles, lors d’une conférence sur la littérature jeunesse. Il est venu parler de poésie, il a commencé son intervention en déclamant un texte placardé aux toilettes (« Veuillez s’il vous plaît respecter cet endroit »), il avait toute mon attention. Le lendemain, je me suis ruée sur ses Histoires pressées et je ne les ai plus lâchées.

Enfin, il y a Hervé Suhubiette. Lui, je ne le connaissais pas avant d’acheter Pas vu pas pris. Quand Papa Sixkiller (P6K) m’a vu mettre son CD en route, il a levé les yeux au ciel (traduction : Ômondieu encore un chanteur jeunesse à la noix de coco des îles Fidji qui va m’enduire les canaux auditifs de sirop…). Et puis non en fait. Ses chansons ont été testées-approuvées par Baby Sixkiller et moi. P6K a même déjà été pris la main dans le sac, en train de siffloter l’un ou l’autre air (AH-AH !).

Bref. Quand Sherley m’a dit qu’elle illustrait des textes de Bernard Friot (!!!) pour les éditions Didier jeunesse (!!!), j’ai difficilement contenu mon enthousiasme (euphémisme). Courant mars 2014, j’ai enfin eu l’album entre les mains. Un peu plus petit que ce que j’imaginais (je pensais qu’il allait paraître dans la grande/belle collection de livres-CD de Didier jeunesse), mais beau-beau-beau quand même. Les illustrations de Sherley sont amusantes-ravissantes (vous pouvez en juger par vous-même ICI). Les chansons de Bernard Friot et Hervé Suhubiette swinguent et décapent (une mise en bouche ICI).

Ah, Leguman en pyjama... Tu sais me parler, Sherley <3

Ah, Leguman en pyjama… Tu sais me parler, Sherley 🙂

Il me semble avoir dit l’essentiel et l’accessoire. Ne ratez pas cet album, à mettre entre toutes les petites oreilles et les mains potelées !

Aaachetez-moi !

Aaachetez-moi !

> Hervé Suhubiette, Bernard Friot et Sherley Freudenreich, Pas vu pas pris (éd. Didier jeunesse) <

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